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l’agence de la transition heureuse

Too late! fait référence aux sensations de bouillonnement et de précipitation ressenties lors de chaque sortie à Paris, particulièrement dans les transports en commun lorsque le train sonne 45 secondes avant la fermeture de ses portes, et que les usagers courent pour atteindre la rame. Pour cette série, réalisée à la gare Saint-Lazare, j’ai travaillé à l’opposé de ma façon de faire habituelle : j’ai volé les images, tel Weegee ou un paparazzi, avec un énorme flash pour capturer cette urgence et cette précipitation. J’ai même demandé aux agents d’allumer l’alarme une minute avant les départs au lieu des 45 secondes usuelles. Les bandeaux blancs, qui reprennent les rectangles lumineux de l’alarme, cachent le visage de l’usager qui s’intègre et s’éclipse dans l’anonymat de la machine.RIP HOPKINS

#1 / Respirer

Une respiration,
c’est de l’air neuf,
et aussi le privilège
d’une parenthèse,
d’un temps pris
pour soi seul.

L’oxygénation des
neurones est cette
antidote euphorisante
à la grisaille du monde.

#2 / Appuyer sur «pause»

L’urgence crée
du stress qui ne
produit rien de bon.
Changeons notre
rapport au temps,
tous nos rapports au
temps. Ralentissons,
nous irons mieux !
Ainsi, nous irons plus
loin, plus longtemps,
plus heureux.

#3 / Être à la bonne place

Le contraire de
‘‘struggle for life’’, c’est
‘‘trouver tranquillement
sa place’’, celle qui
semble évidente et
depuis toujours, à
nous seul(e) destinée.

Vus depuis celle-ci,
aucune course,
aucun acharnement
n’ont lieu d’être.

#4 / Profiter du paysage

Un environnement
naturel et lumineux
exerce un effet paisible
sur notre mental et
nous entraîne, à notre
insu, dans une spirale
vertueuse de bonne
humeur, bienveillance
et son corollaire:
accueil de l’autre.

#5 / S'amuser ensemble

Sachant que
- Un : le rire nous distingue
des autres mammifères
- Deux : c’est dans
l’échange que nous
sommes le plus humain
- Trois : le partage
nous enrichit
- Question :
quand avons-nous ri
pour la dernière fois,
avec un inconnu ?

#6 / Fabriquer de la fantaisie

L’ennui nait, jour après
jour, de l’uniformité.
Le pire, est de ne plus
avoir conscience de
cet ennui, ce formol de
l’esprit, qui peu à peu nous
endort et nous anesthésie ;
se distraire est plus
qu’à l’ordre du jour,
c’est un devoir.

#7 / S’entourer de belles choses

L’esthétique des objets
anoblit leur fonction.
Nous gagnons à être
entouré de belles choses,
et ce d’autant que faire
« beau » ne coûte souvent
pas plus cher que faire
« moche ». Se priver de
beauté est donc insensé.

#8 / Être le centre du monde

Prendre conscience
que l’on mérite mieux,
beaucoup mieux,
toujours mieux...
Accepter d’être traité
comme une princesse
ou comme un roi,
et se dire que c’est la
moindre des choses,
puisque le bonheur
est un dû.

#9 / Redevenir curieux

Ré-ouvrir les yeux, c’est
renaître à l’intelligence
du monde. Pour
retrouver la curiosité
de ce et ceux qui nous
entourent, il faut
réapprendre à
regarder toute chose,
comme si c’était
la première fois.

#10 / S’enthousiasmer

Jamais l’inquiétude ne
met sur le bon chemin.
Seul l’enthousiasme
agit comme un moteur à
faire de grandes choses,
comme des toutes pe-
tites. Et l’enthousiasme
s’auto-génère, une
l’énergie renouvelable,
en quelque sorte.

#11 / Pouvoir rêver

Il y a ceux qui disent
n’avoir le temps de rien.
On mesure à cela,
le peu de cas qu’ils
font d’eux-mêmes.
Pas le temps de dormir,
et pas le temps de rêver.
Seule petite consolation :
ils ne savent pas ce
qu’ils perdent.

#12 / Devenir son propre maître

Subir, c’est gâcher
sa vie. Il ne faut ni se
résigner, ni abdiquer, mais
au contraire être toujours
en mesure de choisir
et décider. La fatalité
n’existe pas, elle est
seulement le nom
de ce sur quoi, l’on
refuse de se pencher.